In Featured Un peu de moi

Mon rapport à la lecture






La lecture est ancrée dans mon quotidien depuis mon plus jeune âge. Comme pour beaucoup, cette activité me prend un bon pourcentage de mon temps le soir, moment idéal pour dévorer un roman sous sa couette. Lumière tamisée, thé aux fruits rouges et silence absolu sont les éléments dont j'ai besoin pour me plonger dans un bouquin. 


Je nourris depuis ma plus tendre enfance une soif insatiable de lecture ainsi qu'un besoin enivrant de me cultiver. Un à un, les livres ont rempli ma bibliothèque qui je l'espère un jour occupera un espace entier chez moi. Certaines personnes rêvent d'un dressing, moi, je rêve d'une bibliothèque, un coin lumineux aux murs blancs où je pourrais m'adonner à mon activité favorite.

L'amour de la lecture n'a pas été inné. Ce fut un travail de longue haleine. D'une obligation, ce passe-temps est devenu un automatisme. 


Petite, il est vrai que mon attirance pour les livres était véridique. Les images, les formes et surtout l'odeur des pages cartonnées de mes Babar m'intriguaient. Blottie dans mon lit, j'ai d'abord écouté les comptines qui précédaient les dodos. Plus tard, je n'étais plus seulement l'auditrice de ce moment, j'en suis devenue l'actrice principale. Durant vingt minutes, je lisais moi-même les histoires. Le temps filait et je me couchais des étoiles plein les yeux.

En grandissant, bien que m'engageant dans une voie littéraire, la tournure des évènements concernant mon amour des livres fût catastrophique : moins je lisais mieux je me portais. Sorties entre copines, télévision, internet, devoir, je trouvais n'importe quel prétexte pour ne pas ouvrir cet objet que je jugeais ennuyeux et dépassé. Les lectures forcées aux programmes des classes de lycée ont clairement anéanti la sympathie que je portais à la littérature. Je survolais les œuvres assommantes que je décortiquais ensuite en cours avec l'ensemble de mes camarades. Un calvaire. Les minutes de français me paraissaient être des heures sans fin. Ces deux années d'études à interpréter les pensées des auteurs, à donner aux textes des significations biscornues — parfois sans réels fondements — et à chercher les figures de style, aux noms tous plus barbares les uns que les autres, a tout simplement enterré à grands coups de pelle mon amour pour la littérature. 


Durant cette pause littéraire, je me suis tournée vers l'histoire de l'art qui m'a redonné l'envie de m'éloigner de ma télévision pour me recentrer sur un contenu qualitatif et enrichissant. L'histoire de l'art n'allant pas sans la littérature, j'ai peu à peu (re)fréquenté les allées du Hall du Livre pour ne plus jamais les quitter.

Depuis, les livres ont repris une place de choix dans ma routine quotidienne. J'ai toujours un roman à portée de main. Dans mon sac, sur la table de chevet, dans le tiroir du bureau pour la pause déj’, cet objet est à mes yeux l'essence même de mon enrichissement.

Bien sûr, je suis ancrée à la réalité, je ne vis pas par procuration à travers les aventures de mes héros. Néanmoins, j'aime l'évasion que les livres me procurent et découvrir jour après jour de nouveaux talents. Mes lectures éclectiques m'apportent le recul nécessaire et l'ouverture d'esprit primordiale pour aborder un monde en constante évolution. La littérature développe mon imaginaire, aiguise mon esprit critique dans une société où la pensée individuelle est étouffée par le mouvement de groupe. 

Chaque jour, je nourris ma passion que je partage avec mes proches, mais pas seulement. Les livres m'ont permis de sortir de mon quotidien, d'une timidité que j'ai développée bien malgré moi au fil des années. L'homme est un loup et le loup ne s'apprivoise pas, j'en fais l'amère expérience. Montesquieu a dit : « Une heure de lecture est le souverain remède contre les dégoûts de la vie ». Pas faux. Impatiente, impulsive, la lecture canalise mes envies de planter mon stylo dans la main de certains. Ce moment où je me retrouve seul avec moi-même, où je relâche la pression est salvateur pour les emmerdeurs que je côtoie bien malgré moi... j'en péterais des rotules si je ne pouvais pas évacuer la pression... et pas qu'un peu. 


Aujourd'hui, c'est avec plaisir que je partage ma passion avec toi cher lecteur. Toi qui tout comme moi sais profiter des bonnes choses et des best-sellers. Oui, toi cher lecteur, amoureux de littérature qui a compris que lecture ne rimait pas avec ennui. Toi et moi avons énormément en commun. Notre rapport à la lecture n'est pas le même, nous n'avons pas un vécu identique, mais nous savons apprécier les bons prologues, les punchlines du tonnerre et les chutes maîtrisées rédigées avec peps : c'est là, le plus important.


Le long pavé pondu ci-dessus peut faire perdre toute la simplicité et la spontanéité à l'acte d'ouvrir un bouquin,— rien de négatif, j'affectionne ce terme — mais non. Tous les chemins mènent à Rome, les miens mènent à la bibliothèque. 
D'une manière ou d'une autre, je suis toujours retournée vers la passion que j'ai développée dès mon plus jeune âge. Aujourd'hui, je ne suis pas peu fière de la collection de livres acquise avec le temps. Et surtout, je peux remercier mes grands-parents d'avoir animé mon amour des livres, que l'on retrouve dans beaucoup des aspects de ma vie et duquel découle ma seconde passion, l'écriture. 

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3 commentaires:

  1. J'aime le fond et la forme de ton blog. J'ai découvert le lien sur ton profil wattpad je suis contente d'avoir cliqué sur ton site. Est-ce que tu compres parler de tes romans ici ou seulement sur wattpad ?

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  2. Bonjour,

    Ton article est touchant. Ma grand-mère m'a comme dans ton cas donner l'amour de la lecture. L'année dernière j'ai lu 72 livres, ça me fait du bien presque comme une thérapie ^^ j'espère que tu n'as pas enfoncé trop de stylos dans les mains des gens lool

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  3. Très intéréssant !

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